Sexe au refuge

Elle avait trente-cinq ans, une silhouette encore ferme, une chevelure blonde qui tombait en cascade sur ses épaules. Le matin même, elle avait découvert ce qu’elle redoutait depuis des semaines : son mari la trompait. Une preuve indiscutable, un message sur son téléphone, une photo trop parlante. Le sol s’était dérobé sous ses pieds. Plutôt que de hurler ou de pleurer, elle avait préparé un sac et était partie. Juste ses chaussures de marche, une gourde, un pull de laine roulé au fond du sac. Son idée était simple : s’éloigner, respirer, réfléchir.
Elle marcha des heures, seule dans la montagne, laissant la colère se transformer en une sorte de vide. Vers la fin de l’après-midi, alors que le ciel s’assombrissait, elle tomba sur lui. Un homme d’une quarantaine d’années, grand, les traits tirés, un sac déchiré sur l’épaule. Il lui expliqua qu’il s’était perdu, qu’il avait perdu le balisage et qu’il errait depuis une heure à la recherche d’un refuge. Elle hésita à continuer seule, mais l’orage gronda, violent, et elle céda.
Ils accélérèrent le pas, la pluie tombait maintenant à grosses gouttes, trempant leurs vêtements. Le vent fouettait leurs visages, la foudre frappait les sommets. Quand enfin ils trouvèrent un petit refuge de bois, ils se précipitèrent à l’intérieur, haletants, ruisselants.
L’abri était sommaire, une cheminée vide, quelques bancs, une vieille couverture trouée. L’homme claquait des dents, ses vêtements dégoulinaient. Elle sortit son pull, le seul rechange qu’elle avait. « Prenez-le, sinon vous allez tomber malade », dit-elle. Il refusa d’abord, mais elle insista. Elle-même n’avait que sa chemise humide, ses seins pointant sous le tissu collé à sa peau.
Ils tentèrent d’allumer un feu avec le peu de bois trouvé dans un coin. Les flammes faiblirent, insuffisantes à chasser le froid. Alors ils restèrent collés l’un à l’autre, partageant leur chaleur. Sa tête posée contre son épaule, elle sentit son odeur de pluie et de sueur. Lui, ses mains posées timidement sur sa taille, cherchait à la réchauffer.
Le silence se fit. Le feu crépitait, l’orage frappait dehors. Leurs regards se croisèrent. Elle vit dans ses yeux une faim qu’elle connaissait trop bien, celle qu’elle n’avait plus vue dans les yeux de son mari depuis longtemps. Elle pensa à son mari infidèle, à ses mensonges, et sentit une colère froide monter. Elle rapprocha ses lèvres. Le baiser fut d’abord hésitant, puis vorace.
Ses mains glissèrent sous sa chemise humide, caressant ses seins durcis par le froid. Elle gémit, surprise par la rapidité avec laquelle son corps réagissait. Ses doigts tremblants déboutonnèrent son pantalon, libérant sa queue déjà gonflée. Elle s’agenouilla sans un mot, prenant son sexe dans sa bouche. Elle le suçait avec une avidité qu’elle ne se connaissait pas, comme pour effacer son humiliation, comme pour se venger.
Il grogna, sa main dans ses cheveux, l’encourageant à avaler plus. Elle recula, haletante, et se jeta contre lui. Sur la couverture humide posée près du feu, il la pénétra en missionnaire, ses coups secs résonnant dans le refuge. Elle le prit avec rage, ses jambes enroulées autour de sa taille, ses ongles griffant son dos. Ses gémissements se mêlaient au tonnerre.
Puis elle se mit à quatre pattes, offrant son cul rond. « Vas-y », souffla-t-elle, le regard défiant. Il la prit en levrette, sa bite claquant contre ses fesses, son ventre frappant ses cuisses. Elle cria, un cri de jouissance et de revanche.
Elle n’avait jamais laissé son mari la prendre autrement que par devant. Mais là, avec cet inconnu, elle recula volontairement, l’invitant. Il cracha dans sa main, frotta son gland, et força son anus serré. Elle hurla, mais pas de douleur : de plaisir. Le feu éclairait ses reins cambrés, sa peau luisante de sueur et de pluie. Ses fesses s’ouvraient pour lui, son cul l’avalait. Elle se sentait sale, libre, enfin vivante.
Il accéléra, la pilonnant sans répit. Elle toucha son clitoris, se caressant frénétiquement. L’orgasme la traversa comme une décharge, secouant tout son corps. Elle se cambra, cria, le dos tendu. Lui jouit presque en même temps, remplissant son cul d’un jet brûlant.
Ils s’effondrèrent l’un contre l’autre, haletants, le corps trempé de sueur. Le feu crépitait encore faiblement. Elle posa sa tête sur son torse, un sourire amer aux lèvres. Elle venait de franchir une limite, mais elle s’en moquait. Son mari l’avait trahie, elle venait de se venger.
Et dans ce refuge battu par l’orage, elle s’endormit, comblée comme jamais.